Qu’est-ce que le plan blanc ?



Inscrit dans la loi depuis 2004, le plan blanc est l’ensemble des mesures d’organisation prévues dans un hôpital pour faire face à une activité accrue. Chaque établissement doit en posséder un. Le site du ministère de la Santé l’explique ainsi « chaque établissement de santé est doté d’un dispositif de crise, dénommé plan blanc d’établissement ». En d’autres mots, le plan blanc permet d’organiser l’accueil et la prise en charge en cas d’un afflux massif de victimes.



Le plan blanc est déclenché lorsque plusieurs indicateurs interviennent. En effet, il faut observer une augmentation de 20 % du nombre de passages aux urgences pendant trois jours consécutifs ou une augmentation de 10% du nombre de malades quotidiens sans solution d'hospitalisation pendant plus de huit heures. Enfin, le plan blanc peut être déclenché lorsqu’une situation analogue est observée dans le département concerné.



Le plan blanc en pratique



Il peut être déclenché lors d’une situation sanitaire exceptionnelle (comme l’épidémie de coronavirus), lors d’un accident important ou d’une catastrophe (attentats ou événement climatique meurtrier). Déclenché par le directeur d’un hôpital ou par un représentant de l’Etat (les préfets de zone de défense ou encore le Premier ministre), le plan blanc peut donner la possibilité de :

Stopper les interventions non indispensables et les opérations non urgentes

Mobiliser du personnel en renfort

Ouvrir des lits supplémentaires dans les services concernés

Transférer des patients au sein d’autres services

Coordonner le SAMU et les services d’urgence

Mettre en place des cellules psychologiques

Renforcer les moyens de communication…



Le plan blanc déployé actuellement dans certains hôpitaux



Face à la résurgence de l’épidémie de coronavirus en France, de nombreux établissements hospitaliers ont de nouveau déclenché leur plan blanc. Le 19 septembre dernier, il a ainsi été réactivé au niveau 1 en Ile-de-France par l’agence régionale de santé (ARS). Et pour cause « une forte tension dans 15 jours/3 semaines » est à prévoir selon Aurélien Rousseau, le directeur général de l’ARS. C’est le cas aussi à Montpellier où le CHU a réactivé son niveau 1 tout comme les hôpitaux du bassin roannais, stéphanoise, de la région lyonnaise et dans les Alpes-Maritimes et le Var.